Bâtiment et Developpement durable

  • Problèmatique

    En 1987, la notion de la développement durable (ou soutenable) a été définie par la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement présidé par le Premier ministre de Norvège, Madame Brundland, comme un mode de développement « qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » En pratique, les démarches mise en œuvre dans ce sens visent, essentiellement, à concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète.

    Le bâtiment représente, en France, près de 40 % de la consommation d’énergie finale et 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Le contexte environnemental et économique actuel confère un caractère d’urgence à ces deux constatations et en font des enjeux cruciaux pour les années à venir. Pour le secteur du bâtiment, la réponse est simple. Il s’agit de réduire au maximum les besoins d’énergie en isolant massivement les bâtiments et de couvrir les besoins restant par un recours prioritaire aux énergies renouvelables. Le but étant d’atteindre l’objectif que s’est fixé la France, à savoir : de diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

    Plus d’info sur www.hespul.org

  • Nos déchets


    Dans une entreprise, la consommation moyenne de papier est de 75 kg par an et par personne employée. Cela représente un volume équivalent à deux arbres entiers ! La fabrication de papier recyclé nécessite par contre 20 fois moins d’arbres.
    Chaque Français consomme, en moyenne par jour, 160 litres d’eau du réseau d’alimentation en eau potable. Seul 1,6 litres sont effectivement destinés à la boisson, le reste est pour l’arrosage, le lavage et le nettoyage.

    La production d’une tonne d’aluminium peut entraîner l’émission d’environ 3 tonnes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’utilisation du bois, s’il provient de forêts locales exploitées de manière durable, permet au contraire de stocker du carbone.
    Le secteur des transports est aujourd’hui devenu le premier secteur émetteur de CO2 en France, alors qu’il n’était qu’en troisième position à la fin des années 1980 – derrière l’industrie et le résidentiel.

    On estime que les déchets des artisans et commerçants représentent 15 à 30% de la collecte des ordures ménagères par les services publics.

    La production mondiale de substances chimiques atteint aujourd’hui 400 millions de tonnes, avec près de 100 000 substances différentes qui, pour la plupart, n’existent pas spontanément dans la nature. On ignore l’impact sur l’environnement et la santé de la plupart de ces substances.

    En France, le secteur de la construction reste de loin le plus exposé aux accidents du travail. C’est dans le bâtiment et les travaux publics qu’on déplore le plus d’accidents graves et de décès.
    Parmi les nombreuses nuisances auxquelles nous sommes soumis, le bruit est la première source de plaintes. Plus d’un français sur deux se déclare gêné par le bruit lorsqu’il est chez lui. En France, on estime qu’un quart des trajets réalisés en camion se font à vide.

    Source : CAPEB

  • Grenelle de l'environnement : Les mesures qui intéressent l'architecture

    6. Levée des obstacles au développement des énergies renouvelables

    Plusieurs mesures seront prises pour faciliter l’intégration de dispositifs de production d’énergie renouvelable, en particulier dans le bâtiment.

    Mesure n°4 – Le permis de construire ne pourra plus s’opposer à l’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable sur les bâtiments, sauf dans des périmètres nécessitant une protection, identifiés par l’autorité compétente en matière de plan local d’urbanisme, ou dans des zones spécifiques (secteur sauvegardé, site inscrit ou classé, …).

    Mesure n°5 – En outre, toujours dans le but de faciliter l’intégration d’équipements utilisant des énergies renouvelables dans les bâtiments, un dépassement des règles relatives à la densité d’occupation des sols, à l’emprise au sol, au gabarit et à la hauteur, sera autorisé, dans la limite de 30%, pour les constructions comportant de tels équipements.

    Mesure n°6 – L’ensemble des collectivités territoriales pourront désormais bénéficier des tarifs d’achat de l’électricité produite à partir de sources renouvelables. Jusqu’à présent, seules les communes pouvaient en bénéficier. Ainsi, les bâtiments publics tels que lycées et collèges pourront dorénavant être équipés de panneaux photovoltaïques. 7. Généralisation des énergies renouvelables dans les bâtiments :

    Mesure n°7 – Ainsi, pour la construction neuve, la norme « bâtiment basse consommation » qui sera applicable en 2012 favorisera fortement la mise en œuvre de solutions faisant appel à des énergies renouvelables, et la possibilité d’intégrer dans la norme elle-même des objectifs d’incorporation d’énergies renouvelables sera examinée.

    Mesure n°8 – La mise en place des nouveaux outils incitatifs pour la rénovation (éco-prêt à taux zéro, possibilité d’exonération de taxe foncière, …), qui viennent en complément du crédit d’impôt et du tarif d’achat de l’électricité d’origine renouvelable, va favoriser le déploiement des énergies renouvelables dans l’habitat existant.

    Mesure n°9 – Les collectivités territoriales pourront définir dans leurs documents d’urbanisme (schéma de cohérence territoriale, plan local d’urbanisme) des secteurs dans lesquels l’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation sera subordonnée à l’obligation pour les constructions nouvelles de respecter des performances énergétiques et environnementales renforcées, y compris en termes d’incorporation d’énergies renouvelables.

    Les réseaux de chaleur desservent aujourd’hui un peu plus d’un million de logements, c’est-à-dire 4% du parc national. Les énergies sans carbone représentent actuellement un peu plus de 20% de la consommation des réseaux. Il y a donc un grand potentiel pour accroître la part des énergies renouvelables ou fatales dans le bouquet énergétique des réseaux, et pour accroître leur part dans le chauffage des bâtiments.

    Mesure n°31 – La notion d’intégration au bâti donne lieu à interprétation, ce qui altère la visibilité des porteurs de projets et ralentit l’instruction administrative des dossiers. Sa définition sera donc simplifiée avec des critères clairs et robustes d’application automatique.

    Mesure n°32 – Par ailleurs, [à compter de 2010] afin de favoriser le développement du photovoltaïque sur l’ensemble des bâtiments professionnels (supermarchés bâtiments industriels et agricoles de grande taille…), il est créé un tarif spécifique de 45 c€/kWh auquel seront automatiquement éligibles les installations respectant les critères d’intégration au bâti, sans limitation de surface.

    Mesure n°47 – Un fonds de soutien aux démonstrateurs industriels a été mis en place au sein de l’ADEME, conformément aux orientations du Grenelle Environnement. Doté de 400 millions d’euros sur 4 ans, il permettra de financer le stade de développement expérimental, stade essentiel dans le processus d’innovation industrielle. Les domaines techniques visés sont ceux des nouvelles technologies de l’énergie : biocarburants de seconde génération, captage et stockage du CO2, énergies renouvelables, véhicules de transport à faibles émissions de gaz à effet de serre, bâtiments sobres en énergie, réseaux énergétiques intelligents, stockage et convertisseurs d’énergie. Trois appels à projets ont déjà été lancés. Un appel à projet sera lancé en 2009 dans le domaine de l’énergie solaire.

    En matière de développement industriel, ces différentes mesures seront complétées par les conclusions des groupes de travail du Comité stratégique des éco-industries (COSEI) qui élaborent des propositions sur l’innovation et la diffusion des écotechnologies, l’émergence et le développement des petites et moyennes éco-industries, et l’évolution de la réglementation et de la normalisation pour renforcer les performances des éco-industries.

    Selon les estimations de l’Ademe, le chiffre d’affaires du secteur des énergies renouvelables, hors grande hydraulique, s’élevait en 2007 à 9,4 Milliards € en France dont 5,9 Mds € pour les ventes d’équipement. Les emplois liés à ces activités économiques sont évalués à 52 300. A titre de comparaison, l’Allemagne affiche à la même date un chiffre d’affaires sur ce secteur de 24 Mds € pour 249 000 emplois. Grâce aux objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement, la France devrait, en quatre ans, rattraper son retard.

     

  • Labels

    On dénombre une trentaine de démarches similaires à travers le monde. Certains labels sont spécifiques à l’efficacité énergétique des bâtiments. Les plus connus sont Minergie (Suisse), Passivhaus (Allemagne) et Leed (Canada).

    www.minergie.ch : site du label Suisse, en plusieurs langues
    www.ajena.org : cette association ajena travaille à l’implantation du label suisse Minergie en France

     

  • Energies renouvelables

    Les panneaux photovoltaïques génèrent de l’électricité sous forme de courant continu qui doit être transformé par un onduleur avant d’être envoyé sur le réseau (courant alternatif) via un système de double comptage. Cette énergie ne rentre pas directement dans le calcul de la consommation d’énergie finale du bâtiment. Il est plutôt à considérer comme un complément de revenus (environ 1500 à 2500 € par an pour une installation de 3 kWc) qui peut être intéressant dans la recherche d’une économie globale.

    Les capteurs solaires thermiques généralement orientés vers le Sud transforment le rayonnement solaire en chaleur massique via un circuit de liquide caloporteur (eau-glycol généralement). La chaleur est ainsi stockée dans un ballon d’eau chaude où elle est disponible pour la production d’eau chaude sanitaire ainsi que pour les besoins en chauffage. 70% des besoins courant d’un ménage peuvent ainsi être pris en charge par ce système.

    L’utilisation du bois pour le chauffage (bois-bûche pour un poêle ou granulés de bois pour une chaudière à granulés) reste parmi les énergies les moins chères et potentiellement toujours disponible.

    L’eau de pluie peut être récupérée pour des utilisations où l’eau potable n’est pas nécessaire (WC, Machine à laver, arrosage). Celle-ci est stockée dans une cuve enterrée de préférence en béton puis distribuée par un réseau indépendant du réseau d’eau potable.

     

  • Sites de références sur le développement durable

    www.hespul.org

    Association (114 Bd du 11 novembre 1918 à Villeurbanne) spécialisée dans le développement des énergies renouvelables (en particulier le photovoltaïque) et de l’efficacité énergétique. Membre du réseau des Espaces Info-Energie. Accompagne projets sur toutes les questions liées à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables, toutes filières confondues, sur l’ensemble du territoire du département du Rhône hors agglomération lyonnaise.